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Merci au Marjolaine Sioui "pour la version français.
Jordan, un enfant des Premières Nations, naît avec de graves problèmes de santé. Sa famille, qui ne dispose pas de l'infrastructure nécessaire pour prendre soin de lui à la maison, prend la difficile décision de le placer dans un établissement pédiatrique hors réserve peu après sa naissance. Jordan demeure hospitalisé pendant les deux premières années de sa vie, le temps que son état de santé se stabilise. Pendant ce temps, une agence de services à l'enfance et à la famille des Premières Nations, sa communauté des Premières Nations et sa famille travaillent ensemble pour trouver un foyer d'accueil meédicalement compétent et amasser de l'argent pour adapter une fourgonnette aux besoins de Jordan. Peu après le deuxième anniversaire de Jordan, les médecins disent qu'il peut vivre au domicile familial. Cette décision aurait été une occasion de réjouissances, si ce n'était des gouvernements fédéral et provincial pour qui c'est plutôt une occasion de se disputer à propos de quel ministère doit payer pour les soins à domicile de Jordan. Ce conflit de compétences durera deux ans, ce qui aura pour conséquence de retenir inutilement Jordan à l'hôpital. Les points litigieux sont aussi bien des dépenses majeures comme l'installation d'une rampe pour fauteuil roulant à la maison, que des dépenses mineures comme les pommes de douche. La communauté tente en premier lieu une médiation entre les gouvernements, mais quand cela échoue, elle doit se tourner vers les tribunaux. |
Jordan's Principle
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Peu après le quatrième anniversaire de Jordan, le conflit de compétences est réglé, mais c'est trop peu trop tard : Jordan décéde avant de pouvoir vivre chez lui, avec sa famille.
Une étude récente révèle que les conflits de compétences liés au financement des soins des enfants des Premières Nations sont très fréquents : seulement pour l'année dernière, 395 de ces conflits ont été recensés dans un échantillon de 12 agences des services à l'enfance et à la famille des Premières Nations. En grande majorité, ces conflits opposaient deux ministères fédéraux ou le gouvernement fédéral et un gouvernement provincial/territorial (pour de plus amples renseignements, voir le rapport Wen:de (2005) ).
Afin d'honorer la mémoire de Jordan, les organismes et personnes signataires demandent à tous les gouvernements provinciaux et territoriaux ainsi qu'au gouvernement du Canada d'adopter immédiatement un principe de « l'enfant d'abord ». Autrement dit, lorsqu'il y a conflit de compétences entre deux ordres de gouvernement (provincial/territorial et fédéral) ou entre deux ministères du même gouvernement, à propos du financement des soins d'un enfant indien inscrit auxquels aurait accès tout autre enfant canadien, le gouvernement ou le ministère de premier contact doit payer les services sans retard ou perturbation. L'entité gouvernementale payeuse peut ensuite renvoyer l'affaire aux mécanismes de résolution de conflits de compétences. Ainsi, l'enfant voit ses besoins comblés immédiatement, et les conflits de compétences peuvent quand même être résolus.
À ce jour, 2621 personnes ont signifié leur support au Principe de Jordan |
La Société canadienne de pédiatrie publie un rapport de la situation sur les politiques publiques canadiennes et de la santé des enfants et des adolescents, incluant un rapport sur la mise en oeuvre du Principe de Jordan par les gouvernements provinciaux et territoriaux.
En faisons-nous assez?
Un rapport de la situation des politiques publiques canadiennes et de la santé des enfants et des adolescents. Édition 2009
Les représentants officiels du gouvernement fédéral tentent de réduire la portée du Principe de Jordan
- Vous pouvez aider
Depuis l'adoption à l'unanimité de la motion 296 de la Chambre des Communes le 12 décembre 2007, les représentants officiels du gouvernement fédéral tentent de réduire la portée du Principe de Jordan pour l'appliquer uniquement aux enfants ayant des besoins médicaux complexes. Le Principe de Jordan s'applique à TOUS les services gouvernementaux. Mme Jean Crowder, députée, a par ailleurs déposé la motion 263 pour réaffirmer l'intention originale du Principe de Jordan. Communiquez avec votre député de la Chambre des Communes et laissez-lui savoir que vous croyez que le Principe de Jordan s'applique à tous les services et que vous vous attendez à ce qu'il ou elle vote en faveur de la motion 263, afin de mettre un terme aux conflits de juridictions qui empêchent les enfants des Premières Nations d'accéder à des services gouvernementaux au même titre que les autres enfants.
Si vous désirez appuyer l'adoption par les gouvernements provinciaux/territoriaux et fédéral d'un principe de l'enfant:
SVP veuillez noter que le document officiel de support mentionnera uniquement le nom de votre organisation. Aucune mention du nom des individus ne sera faite.
PDF de déclaration conjointe de soutien au principe de Jordan




